Marre des perroquets jacasseurs !

Marre des perroquets jacasseurs !

                                           « Marre des perroquets jacasseurs » !!!

 

                         « C’est plus fort que moi » «ça pense tout le temps dans ma tête… même la nuit !!!! »

 

Les journées se suivent et se ressemblent, dans la tête de Juliette c’est toujours la même chose, c’est rempli à ras bord…

Elle vient me voir ; speed, elle parle vite, sa respiration est courte, elle se dit « stressée » pourtant « rien de grave » dans sa vie « c’est sa nature » dit-elle. Elle a toujours été comme ça !

Elle n’arrive pas à se poser, « même à la plage…. »

Du sport ? Non elle n’en fait plus, même si avant, « elle sait », ça lui faisait du bien … Mais plus de « courage »…

Elle se sent « fatiguée ». Même si elle « s’écroule » devant la télé, ça ne l’empêche pas certaines nuits de faire des insomnies, « heureusement pas tout le temps » … !

Elle vient me voir, parce qu’« elle ne sait plus trop quoi faire », elle ne comprend pas « POURQUOI » Elle « voudrait comprendre » car elle réalise en plus, qu’au niveau de la concentration c’est plus du tout comme avant…. Elle a peur d’oublier et que cela ait des conséquences dans son travail …« On compte beaucoup sur elle » !

Oui au travail, il y a de la pression, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe, mais c’est « normal » pas plus qu’ailleurs, c’est plutôt une « battante » alors encore une fois, elle ne « comprend pas ».

Juliette présente un « cocktail » plutôt habituel rencontré par les sophrologues,  dans ses paroles et l’énergie qu’elle dégage, la porte de l’épuisement se présente grande ouverte, alors qu’elle retient sa tristesse.

Si Juliette s’intéresse au « POURQUOI » ce qui est tout à fait légitime, c’est surtout le COMMENT faire différemment qui nous importe.

Des livres en développement personnel, elle en a lu, parfois même à en être saturée. Appliquer reste une autre histoire. Elle a besoin d’être accompagnée ; elle a surtout besoin d’apprendre à :

Se poser

Récupérer et se détendre ( relâcher les tensions )

Installer de nouvelles habitudes dans sa journée, pour ne pas arriver épuisée le soir

Se chouchouter

Voir des amis

Faire sa part au travail, en étant pas la seule à être sollicitée ou encore déléguer

Retrouver du sens et du plaisir dans des actions, au moins certaines, sinon, en créer de nouvelles

Se donner des rendez-vous (même petits) pour ce qu’elle aime (elle) et se débloquer des petits moments de priorité pour « tout ça »

Mais, il y a un « mais » « tout ça d’un coup » « c’est pas possible » et Juliette aime pourtant quand ça va vite…… « Va-t-elle y arriver » « y a du travail !!!» dit – elle avec un ton convaincu !

Vitesse et efficacité Juliette, « ça ne fait pas toujours bon ménage » ici on parle d’efficience                   ( résultat dans l’ écologie et le respect de la personne )

On ne cherche pas à réussir mais à expérimenter des techniques courtes et répétées en partant de qui vous êtes, votre histoire, vos douleurs corporelles, vos émotions, vos sensations, vos valeurs, vos capacités. Pour Créer un nouveau « cocktail » qui respectera votre singularité et pas celle d’un ou d’une autre.

Oui « mais » c’est pas un peu égoïste » ? Non Juliette au contraire, à partir du moment où vous respectez « tout ça » vous serez beaucoup plus en forme pour vous-même et bien plus disponible  qualitativement pour les autres.

Ah « et en combien de temps » ?

Le temps de changer d’habitudes, de les installer en binôme en séance, et de votre côté les mettre en place dans votre autonomie au quotidien, la sophrologie vise l’autonomie…

Petit et souvent ; c’est comme pour l’écriture, par la répétition qu’on apprend ; vous installerez de nouveaux automatismes et des prises de recul pour un mental plus apaisé.

Juliette, un vase quand il est plein finit par déborder, la sophrologie vous propose d’agrandir le vase, c’est la métaphore de votre conscience. Une fois plus grande, vous allez mieux gérer vos priorités, vos choix, l’énergie dépensée à ce qui fait sens pour vous.

Votre corps vous remerciera en étant avant tout moins tendu dedans et dehors et sera un peu plus « copain » avec votre mental et vos émotions.

Là votre corps s’épuise, par « manque de place » de considération, vous pouvez vous remercier de faire le 1er pas.

Faîtes-vous confiance, le rythme, c’est vous qui allez le trouver.

Un anonyme a dit :

« Aucun livre de cuisine n’a jamais nourrit celui qui ne se met pas à la tâche pour cuisiner »

De la même façon, vous n’avez pas appris à nager dans les livres.

Tête, cœur, corps sont infiniment liés, la sophrologie passe par le corps (méthode psychocorporelle) pour permettre au mental de s’apaiser et se concentrer en privilégiant l’instant présent et appréhender le lâcher-prise. (2 notions sur lesquelles nous reviendrons)

 

Pour l’instant, 1ère étape et 1er exercice simple ? ….maintenant sur « tension/détente »

« Installez-vous, confortablement sur une chaise dans une pièce où vous ne risquez pas d’être dérangé, téléphone portable éteint le temps de 5 minutes. Fermez les yeux et mettez une intention celle de demander à votre mental de vous laisser tranquille au moins le temps de la pratique, pour prendre ce temps pour vous et relâcher vous spontanément autant que possible.  Quelques soupirs d’aise (celui de l’ado qui ne veut pas mettre la table) facilitent le relâchement.

Peut – être pouvez vous sentir des zones de votre corps qui ont du mal à se relâcher ?  Non ?  Cela n’est rien nous y reviendrons plus tard quand vous serez familiarisé avec les messages corporels.

A présent tout en respirant normalement ( sans contrôler la respiration ) , fermez la main gauche ou droite, serrez le poing, contractant aussi les muscles de l’ avant bras …. Si possible retenez en même temps votre respiration, pas le plus longtemps possible, juste le temps de la contraction (environ 5 secondes). Avant- bras et poing sont tendus, le reste du corps et détendu ! Ne serrez pas par exemple, les mâchoires en même temps !

Apprenez à sélectionner vos commandes de tension et de détente. Relâchez, maintenant les tensions dans la main et l’avant-bras, et en même temps que vous décontractez cette partie du corps, essayer de vous détendre globalement un peu plus.

Prenez un petit temps pour accueillir les sensations qui vous parviennent. Donnez un nom à ses sensations picotement, chaleur, fourmillement, pesanteur, légèreté etc…

Puis comparez ce que vous sentez dans la main et le bras qui viennent d’être activés avec les sensations de l’autre bras, l’autre main.

Poser vous la question pour vous-même, Sentez-vous la même chose ?

Recommencez l’exercice encore 2 fois, en marquant un temps de pause (environ 10 secondes) entre les contractions. »

Le temps de pause est un moment essentiel de l’exercice,

Le relâchement musculaire, après la tension permet un approfondissement et de la relaxation de tout le corps et de la détente mentale qui, elle, va favoriser la concentration.

Pour sortir de l’agitation occasionnée par les bruits ou les images qui tentent de s’imposer à vous, il vous suffit de diriger votre concentration sur les sensations que vous venez d’activer.

Porte d’entrée de la décontraction du mental, cet exercice laisse place à un petit engourdissement paisible et intérieur, un retour à soi, une communication plus intime dans ce Labs de temps.

« Une fois l’exercice pratiqué, les yeux fermés imaginez l’endroit où vous vous trouver, remobilisez votre corps en bougeant sur vos points d’appuis, remuez, étirez- vous tout en respirant plus fort avant d’ouvrir les yeux. Si des bâillements viennent, accueillez-les ! »

 

Le niveau de vigilance baisse un peu le temps où vos yeux sont fermés pour laisser place à votre « monde intérieur » accueillez pendant ce temps toutes les manifestations de cette mobilisation énergétique et chargez-vous de ses bienfaits.

La répétition plusieurs fois par jour si possible de cet exercice simple et rapide va vous familiariser avec des niveaux de conscience et de concentration, éléments clé de la dynamisation des ressources.

Vous allez par la même occasion reprendre du tonus musculaire et un niveau de vigilance que réclame notre quotidien.

Après échange avec Juliette sur ses sensations de détente retrouvées, elle parle d’un peu plus de calme dans la tête, d’avoir « réussie » à ne plus penser ( nous y reviendrons ) et davantage de sensations dans le corps. La détente était visible sur son visage et sa posture.

 

 

Retour du 1er frein :

La simplicité de l’exercice comporte un risque : c’est justement sa simplicité !

Votre mental, votre raison, probablement va s’offusquer devant une telle simplification. Or Les mécanismes mis en jeu sont d’autant plus complexes qu’ils ne paraissent à 1ere vue.

L’essentiel pour le changement souhaité est la pratique et le reste n’est que bavardage, il est vrai que votre mental a besoin de comprendre pour accepter plus facilement les différents entraînements et que vous ayez des informations plus « scientifiques » puisque telle est sa façon de fonctionner.

Pour l’instant cet exercice est a pratiqué pendant une semaine. Bon entraînement 😊

 

 

France Roussel

www.sophrologue-dunkerque.com